Traitement bois et charpente près de Toulouse
Une charpente industrielle se lève à la grue, fermette par fermette. L'entraxe se respecte au centimètre. Le contreventement suit immédiatement le levage.
Composition d'une charpente
Une charpente réunit quatre familles de pièces. Les fermes, triangulées, reprennent les charges et les reportent sur les murs. Les pannes relient les fermes entre elles dans le sens de la longueur du bâtiment. Les chevrons, posés perpendiculairement aux pannes, reçoivent les liteaux et la couverture. Le contreventement, enfin, assure la stabilité de l'ensemble face au vent.
Chacune de ces pièces porte un nom précis que l'on retrouve sur tous les devis. L'entrait ferme la base de la ferme, les arbalétriers en forment les deux pentes, le poinçon relie le sommet à l'entrait. Connaître ces termes aide à lire une proposition d'entreprise et à comprendre ce qui est réellement prévu.
Pose d'une charpente
Les fermettes arrivent sur chantier prêtes à poser, livrées à plat et manutentionnées à la grue. Elles se lèvent une à une, se calent d'aplomb puis se fixent sur la lisse de chaînage par des équerres ou des sabots métalliques. L'entraxe se respecte au centimètre, une fermette décalée reportant sa charge sur ses voisines.
La pose d'une toiture de 100 mètres carrés demande une à deux journées pour trois personnes. Le contreventement se met en place au fur et à mesure, faute de quoi l'ensemble reste instable au moindre coup de vent. Les bois arrivent traités en autoclave ou par trempage, et toute coupe réalisée sur place se retraite au pinceau avant fermeture.
Contreventement d'une charpente
Le contreventement empêche la charpente de se coucher sous l'effet du vent. Il se compose de liaisons diagonales et d'antiflambement fixés sur les membrures, plus les liteaux de la couverture qui participent à la stabilité de l'ensemble. Sur une charpente en fermettes, ce dispositif n'est pas accessoire, chaque ferme étant trop mince pour tenir seule.
Un contreventement incomplet ou retiré lors de travaux ultérieurs constitue un défaut grave et fréquent. Il se repère à l'oeil, les diagonales devant former un réseau continu d'un pignon à l'autre. Les fermettes qui ondulent légèrement ou dont l'aplomb varie signalent un contreventement défaillant. La remise en conformité coûte quelques centaines d'euros et se fait sans démontage.
Prix d'une charpente industrielle
Une charpente industrielle en fermettes revient de 50 à 100 euros le mètre carré de surface couverte, pose comprise. Une charpente traditionnelle se situe entre 100 et 200 euros. L'écart tient à la quantité de bois et au temps de façonnage. La pose d'une toiture de 100 mètres carrés demande une à deux journées pour trois personnes.
Charpentiers et couvreurs de l'agglomération toulousaine
Installée à Domloup, Entreprise Filatre exerce dans la charpente bois. L’entreprise prend en charge la construction, la rénovation et les extensions en ossature bois, avec plus de 35 ans d’expérience en Ille-et-Vilaine.
Basé à Saint-Jacques-de-la-Lande, Le Charpentier Rennais intervient sur les charpentes, les ossatures bois et les bardages. La coopérative travaille sur des projets neufs ou en rénovation et privilégie des matériaux bio-sourcés.
À Toulouse, Jublan est une entreprise familiale présente depuis 1927. Son activité couvre la charpente, la couverture et le bardage, avec une spécialisation dans les bâtiments agricoles et industriels.
Gueguen Construction, implantée à Domloup, réalise des charpentes traditionnelles, des ossatures bois et des travaux de rénovation. L’entreprise prend aussi en charge le bardage et l’aménagement de combles.
CEB, située à La Mézière, intervient sur la construction et la rénovation de charpentes ainsi que d’ossatures bois. Ses réalisations concernent des bâtiments publics et privés dans tout le département de l’Ille-et-Vilaine.
Zones couvertes
Haute-Garonne : Toulouse, Colomiers, Tournefeuille, Muret, Blagnac, Plaisance-du-Touch, Cugnaux