Traitement bois et charpente en Franche-Comté
Une charpente se dimensionne sur les charges qu'elle devra supporter. Le poids de la couverture, la neige et le vent entrent dans ce calcul. Les sections de bois en découlent.
Rôle d'une charpente
La charpente est la structure de bois qui porte la toiture d'un bâtiment. Elle reçoit le poids de la couverture, celui de la neige en hiver et la pression du vent, puis transmet l'ensemble de ces charges aux murs porteurs. C'est elle qui donne sa forme au toit, sa pente et ses débords. Sans elle, aucune tuile ni ardoise ne tiendrait en place.
Elle remplit aussi un rôle de contreventement, en s'opposant aux efforts horizontaux qui tendraient à coucher le bâtiment. Le volume qu'elle laisse sous le toit, habitable ou non, dépend entièrement de sa conception. Une charpente correctement dimensionnée et maintenue au sec dure plus d'un siècle sans intervention lourde.
Charge de neige
Une charpente se calcule sur la charge de neige de sa zone et de son altitude, qui peut dépasser 200 kilogrammes par mètre carré au-dessus de 1 000 mètres. Cette donnée détermine la section des bois et l'entraxe des fermes. Une charpente dimensionnée pour une zone de plaine ne supporte pas les charges d'un site de montagne.
Le point devient sensible lors d'un changement de couverture. Passer de plaques légères à des tuiles ajoute 40 kilogrammes par mètre carré, charge permanente qui s'additionne à celle de la neige. Cette vérification précède tout projet de réfection, une charpente ajustée au matériau précédent n'ayant aucune marge.
Bois de charpente
Le sapin et l'épicéa fournissent l'essentiel des charpentes françaises, pour leur rapport résistance sur poids et leur disponibilité. Le douglas et le mélèze, plus durables naturellement, se rencontrent sur les ouvrages exposés. Le chêne reste employé en charpente traditionnelle et en restauration, sa densité et sa durée de vie compensant son prix et sa difficulté de mise en oeuvre.
Le bois de charpente se classe selon sa résistance mécanique, C18 ou C24 pour les résineux courants, la seconde classe étant la plus employée. Son taux d'humidité à la pose ne doit pas dépasser 20 %, faute de quoi il continue de sécher en place et se déforme. Un bois trop humide provoque aussi un desserrage des assemblages et favorise les champignons.
Coût d'une reprise de charpente
Le remplacement d'une panne ou d'un chevron revient de 100 à 300 euros le mètre linéaire. Une greffe de pièce se facture 300 à 800 euros l'unité selon la section et l'accès. L'étaiement provisoire s'ajoute à ces montants, de 500 à 1 500 euros selon l'étendue.
Sélection de charpentiers de Franche-Comté
Installée à Arbois, CIFC intervient sur la charpente bois et sur des structures bois réalisées sur mesure. L’entreprise prend en charge des maisons individuelles, des bâtiments industriels, commerciaux ou agricoles, ainsi que des édifices publics et des projets de surélévation.
À Besançon, les Établissements Verdot exercent leur activité dans la charpente et dans la construction de maisons en bois. Leur champ d’intervention couvre la réalisation de charpentes neuves ou en rénovation, la fabrication ainsi que la mise en place de murs à ossature bois, avec aussi l’analyse et la remise en état de charpentes.
Implantée dans le Doubs, Syscobois fabrique des charpentes traditionnelles et des structures bois, avec des pièces en lamellé-collé adaptées à chaque besoin. L’entreprise réalise aussi l’aboutage, l’encollage, le rabotage et la taille de bois massif, contre-collé ou lamellé-collé.
À Maîche, CMBD Brischoux est une entreprise familiale qui assure la fabrication et la pose de charpentes traditionnelles, industrielles et en lamellé-collé. Son champ d’intervention inclut aussi les maisons à ossature bois, les vérandas, les abris de jardin, la couverture et l’isolation par l’extérieur.
Zones couvertes
Franche-Comté : Besançon, Montbéliard, Belfort, Vesoul, Dole, Lons-le-Saunier